Terminus.

Terminus.
Ce blog est une fiction, mettant en scène les jumeaux Kaulitz, à l'âge de 15 ans.
Dans le contexte, ils ne sont pas encore connus, donc cette histoire se situe dans un Univers Alternatif.

Lieu : Stuttgart, Allemagne.
Personnages : Tom, Bill Kaulitz, Olivier, Salma, Lia & Joshua Granger.
Résumé :
_______________________Nous sommes en 2008. Après avoir passé un an dans un orphelinat, les jumeaux ont été placé dans une famille d'acceuil, dont le père de famille est un banquier. Celui-ci est marié à Salma, une Armènienne de 35 ans, et a deux enfants, Lia & Joshua.
Un enfant normal aurait été heureux de trouver une famille comme celle-ci, mais ce n'est pas les cas des petits Kaulitz. Non, parce que les jumeaux ne sont pas normaux. Quand on a un passé comme le leur, on ne peut pas rester indemne.


*
Un grand merci à Riine pour son aide précieuse, à ma petite soeur Dodo'w, et à celles qui me lisent.
*

Si vous êtes fan de Guéguinois d'amourette, allez voir ça.

# Posté le dimanche 24 août 2008 11:31

Modifié le mercredi 27 août 2008 15:44

1 #. Arrivée en Gare.

1 #. Arrivée en Gare.
Arrivée en gare de Stuttgart dans 5 minutes. Terminus.

Je fixe une énième fois cette foutue photocopie, je crois que je commence à la connaître par c½ur à force de la relire.

Nom : Olivier Granger (45 ans). Banquier.
Femme, enfants : Salma, épouse (35 ans chômage momentané), Lia, fille aînée (16 ans, lycéenne) et Joshua, garçon (10 ans, écolier).
Localisation : Rottenburg (10 km de Stuttgart)



« T.. Tom ? Tu crois que ça va bien se passer ?! »


Bill n'a pas arrêté de pleurer pendant tout le voyage. C'est la première fois qu'on va dans une famille d'accueil, alors il flippe. Moi j'dis que c'est toujours mieux que l'orphelinat. Je commençais à saturer des autres gamins, j'avais des envies de meurtre à force de les entendre crier tout le temps.


« C'est toujours mieux que l'orphelinat, tu crois pas ? »


Ouais, c'est sûr. Qui pourrait dire le contraire ? Cette promiscuité permanente, ce confinement insupportable, cette souffrance omniprésente. J'allais devenir fou, si je ne le suis pas déjà.

Bill, lui, s'est renfermé comme une huître. Son âge mental a cessé d'évoluer le jour où nous nous sommes enfuis. Et puis ça n'a fait qu'empirer depuis qu'on est rentré à l'orphelinat. Les enfants s'amusaient à l'insulter parce qu'il est très fleur bleue. Même les petits gosses se moquaient de lui, le pauvre.


« ... Tu crois qu'ils seront gentils avec nous ? »


Je fixe à nouveau la feuille. Mon regard s'attarde vers la photo d'identité à moitié décollée du père de famille. C'est donc lui, Olivier Granger, le super chef de banque avec une femme au nom étranger et aux enfants supra gâtés ? Il a vraiment une tête à bouffer des gâteaux secs.

Je sens que ça va pas être une partie de plaisir cette année. C'est le genre de mec super sévère qui te fait coucher à 20 heures pile, et qui te réveille le lendemain à 6 heures pour aller faire un footing. Nan pas un footing. Un marathon, plutôt.
Et puis c'est le type de gars trop machiavélique, qui quand il n'a rien à faire, joue aux échecs en buvant du thé froid.


« Ecoutes, Bill... J'en sais rien. On verra bien. »


Je range les papiers administratifs dans mon sac. Je dois absolument retenir ce visage ingrat dans ma tête. Je dois le reconnaître en sortant du train, c'est ma seule chance pour ne pas rester à moisir sur les quais.

Les paysages verts de la région défilent sous mes yeux. J'inspire profondément avant de les fermer, pour peu à peu faire le vide dans ma tête.


# Flash Back #

« Tom, tu crois qu'on devrait rentrer à la maison ?
« J'en sais rien. Maman nous a dit de dégager le plus loin possible. 'Faut pas qu'on nous retrouve.
« Mais on va pas dormir sur les quais quand même ?
« Je sais pas. Peut-être.
« ... J'ai envie que tout soit comme avant... »


Sa voix tremble. Une larme acide coule sur sa joue. Je la regarde couler, puis tomber dans ses affaires boueuses. J'ai mal dans le c½ur. Moi aussi, j'ai envie de retourner aux jours heureux où nous étions tous ensemble. Où Maman nous fabriquait des jolis costumes pour jouer aux cow-boy dans le jardin, où Gordon nous jouait de la guitare pour qu'on s'endorme.. Mais maintenant on a grandi, et les souvenirs se sont envolés. Le passé c'est le passé, comme disait Popi. Il faut faire une croix dessus et repartir en avant.

« Rien ne sera plus comme avant, Bill... »

Je le fixe dans les yeux. J'ai mal à la gorge. J'ai envie d'éclater en sanglots mais je ne peux pas. Nan, je n'en ai pas le droit. C'est moi l'homme de la maison maintenant. Je dois être fort. Je dois nous sortir de la merde.

« POLICE !! NE BOUGEZ PLUS !!! »

Mon c½ur bat la chamade. Pris de panique, je me relève d'un seul coup et fixe au loin la flicaille qui court en notre direction.

« Bill, viens, vite, 'faut qu'on se casse d'ici. ! »

J'attrape ma valise et je cours en le tenant par la main.

« POLICE ! ARRETEZ VOUS ! »

Nan, je ne m'arrête pas. On est libre. Il ne faut pas qu'on se fasse attraper. J'ai pas envie de me retrouver en prison, j'veux pas aller dans un orphelinat. J'veux pas de famille d'accueil qui remplacera ma vraie famille, celle qui s'est disloquée sous mes yeux. Je ne veux pas tout ça. Je veux choisir autre chose pour mon futur et celui de mon petit fère.

* PAN *

Bill s'écroule devant moi. L'effroi m'envahit peu à peu, mon c½ur fait un bond hors de ma poitrine. Je me rapproche de son corps inconscient.

« Bill ! Bill ! Qu'est-ce que tu... »

* PAN *

Une douleur vive me secoue. Une sorte de brûlure électrique.
Je ne connais pas encore le nom de cette torture. Ouais, les pistolets flash ball.

# Flash Back #


J'ouvre à nouveau les yeux en sursautant. Ma première vision se sont les yeux rougis de Bill, sa mine bouffie et sa moue permanente. Son visage déformé par l'angoisse et la tristesse.


Arrivée à Stuttgart. Terminus. Vérifiez de ne rien avoir oublié avant de sortir du véhicule.

# Posté le dimanche 24 août 2008 12:21

Modifié le samedi 30 août 2008 10:50

- Parenthèse -

Avis à la population =D

Merci pour vos nombreux encouragements, je suis supra flattée ! J'ai qu'une envie maintenant, c'est de continuer à fond ^^

Alors certaines personnes veulent être prévenues des suites. Voilà, ce que je propose pour faciliter ma tâche quotidienne :


Vous mettez un commentaire sur cet article, si vous voulez être prévenu de la suite !


Et ensuite, je me suis inscrite Ici & Ici
, des annuaires de fictions, et si vous pouviez venir me noter, ça serait super sympa..! (Owiii, ça serait trop top !)

Bisous ='D


Personnes entièrement V.I.P. à prévenir :

- Mademoiselle.
- Mlle.
- Agathou.
- Elle.
- Mademoizel.
- Senorita.
- Astrid.
- Mrs.
- Hûûû !
- Christina.
- Miss.
- Imane.
- "Faut que je prévienne Jade !"

- Senora.
- Mistinguette
- Julaïe x3
- Mademoiselle !
- Petit Iceberg ^^
- Miss.
- L'oubliée x')
- Ma Favorite
- Moi aussi je t'aime Franky x')
- Lara x3
- Psycho
- & Mademoiselle aussi.

# Posté le mardi 26 août 2008 04:34

Modifié le jeudi 06 novembre 2008 13:23

2 #. Arrivée des pensionnaires.

2 #. Arrivée des pensionnaires.
___________P.D.V. Lia Granger.


Aujourd'hui on est le 2 Août. C'est le jour de l'arrivée des premiers pensionnaires. Enfin pensionnaires... Pas vraiment. Ils feront à moitié partie de notre famille, ils auront leur chambre à côté de la nôtre, mangeront à côté de nous et tout et tout.

Je ne m'étais pas vraiment préparée à ça, je trouve que c'est un peu bizarre. Le jour où Maman m'avait dit qu'elle voulait créer une famille d'accueil, j'ai trouvé ça trop pourri. Je voyais déjà les cas sociaux arriver de tous les côtés et nous envahir dans notre espace familial et privé.

Mais aujourd'hui, j'ai longuement discuté avec Papa. Il m'a dit de ne pas faire comme si je les connaissais depuis trois cents ans, de les laisser s'habituer à notre présence. Pour l'instant je ne connais que leurs prénoms.Il m'a aussi dit que la plupart des enfants de famille d'accueil avaient vécu des choses dures, et donc c'est pour cette raison qu'il leur fallait un temps d'adaptation. Je suis sûre qu'il s'est entraîné mentalement à les acceuillir, qu'il s'est préparé au pire dans l'espoir que ça soit mieux que ce qu'il avait imaginé.

J'ai peur que ce soit des fils de mafieux, les jumeaux. Ouais, je sais pas pourquoi. Bill & Tom. Ca fait un peu Bonnie & Clyde. Enfin après c'est peut-être moi qui débloque... Oui, bon, c'est sûrement moi qui débloque.

Hier j'ai passé l'aspirateur dans les deux chambres. La violette foncé sera pour Bill, et la grise claire pour Tom. C'est maman qui a décidé comme ça. Je sais pas si ils sont fans d'art & déco, mais en tout cas on a tout fait pour que leur espace privé soit agréable à vivre. Et dire que normalement ça devait être la pièce du Jacuzzi et la salle de jeu... C'était marrant de peindre les murs avec le pistolet spécial, flâner à IKEA pendant trois mois à la recherche de meubles design.. En plus Papa avait réussi à se libérer pour venir avec nous un aprèm, et on avait fait une course de chariots et terrorisé une mamie avec une peluche de Wapiti.

J'espère qu'ils seront sympas quand même. Ca me ferait vraiment chier que ça ne se passe pas bien, surtout que c'est la première fois qu'on accueille des gens inconnus chez nous. Je les voit déjà blonds, avec des yeux clairs, des mines radieuses. Ils seront un peu fragilisés par leur passé, mais avec nous ils auront toujours le sourire. Ouais, on sera une nouvelle famille pour eux. Celle dont ils ont toujours rêvé.

« KYAAAAHHHH !! »

Crise cardiaque, choc cérébral. Je sens une pointe de plastique dure et souple s'enfoncer dans ma peau, alors que j'étais tranquillement en train de me vider l'esprit, assise devant ma planche à dessin.

« Putaiiin ! Joshuaaa ! J'étais en train de dessiner, lààà ! Tu fais chier ! »

Bon, ça c'était mon petit frère qui essayait de m'attaquer avec une épée en plastique qu'il a eu pour son Noël. « La panoplie du petit Zorro ». Nan mais lol quoi. Si j'avais été à la place des parents, je lui aurait brûlé dès le deuxième jour, son cadeau du diable. Nan, j'en ai franchement ras-le-bol.
Ca fait 6 mois qu'il essaye de me tuer en attaquant dans le dos. Parfois j'ai des traces de bleus, parce qu'il arrive à me planter ce truc-là dans la colonne vertébrale. Pfff... Mais il est franchement trop grave celui-là.

... Ah nan hein !! Je ne veux pas que les jumeaux soient comme ça, moi. Je vais mourir d'une dépression si y'a trois Joshua à la maison, moi. Un, déjà, ça me suffit.

« Dis, minouche, j'ai besoin d'une paire de main supplémentaire pour préparer les petits fours. Ca te dit de venir m'aider un peu ? »

Alors ça c'est ma mère. Toujours à vouloir faire des choses et à ne jamais terminer sans l'aide de quelqu'un. Et puis question respect de la vie privée, elle a encore beaucoup à apprendre...

« Heu.. Maman, t'aurais pu frapper quand même.!!!
« Bah je te dérangeais pas là.. !
« Ouais mais imaginons que tu me dérangeais...
« Pff ! Je ne vois pas ce que tu pourrais faire toute seule dans ta chambre à 16 ans à peine.
« Laisse tomber. »
Je soupire un bon coup et continue de dessiner. Qu'est-ce que je devais colorier en vert déjà ?


Ah miiiince ! Oh non, la cruche ! J'ai colorié son oreille en vert.. Ah nan ! Vas-y... Un chat avec une oreille verte c'est trop laid, là. En plus ça fait deux jours que je me tue à dessiner ce putain de truc. Maintenant il a des yeux et des oreilles vertes, génial.
Oui, oui, je sais : Bientôt 16 ans et elle fait du coloriage ? Non. Je ne fais pas du coloriage, je laisse mon esprit vagabonder sur du papier. Nuance. J'suis une artiste, en fait. Je dessine de tout, et tout le temps. Je sais pas c'est dans mes veines, c'est dans mon sang.

Ma mère repasse sa tête dans l'ouverture de la porte.

« Au fait, ton père vient de téléphoner. Il vient d'arriver à la gare. »

# Posté le samedi 30 août 2008 10:50

3 #. Rencontre avec Mr Granger

3 #. Rencontre avec Mr Granger
_______________P.D.V. Tom Kaulitz.


« Allez, Bill, arrêtes de pleurer et prends ta valise. On va essayer de chercher où est-ce qu'il peut bien nous attendre. »

Bill essuie ses yeux d'un revers de la manche, puis titube jusqu'à moi. Je lui tends sa valise d'une main en le regardant avec un air compatissant.

« Merci, Tom. »
En prenant la hanse de la valise, son bras se plie et se tord pour pouvoir soutenir le poids du contenu. Moi, ça va, j'arrive à peu près à porter la mienne.

« Allez, viens, on va descendre ensemble. »

Je passe le premier, essayant de m'accrocher le plus possible à la barre pour ne pas tomber en avant. Mon c½ur se tord en 4 pour ne pas exploser. J'ai peur maintenant. Peur qu'on ne vienne pas me chercher, peur des souvenirs qui me hantent, peur des quais de gare et de ces foutus flics.

Je me retourne, une fois, deux fois, cherche du regard l'homme dont je devrais à présent partager la maison et la vie. Aucune trace de lui. Pourtant j'ai la photo en main, et j'ai de bons yeux.
Je vois juste un mec de dos, avec un manteau noir, qui a l'air aussi de chercher quelque chose. C'est peut-être lui.

« Bonjour monsieur, je peux vous aider ?

« Euh.. Oui, je cherche le train partant pour Hambourg. »


Heun.. Fausse alerte, c'est pas lui. Pourtant il avait l'air sympa, avec ses lunettes rondes et ses grands yeux marron clair. Pff... Il me fait penser à Gordon. Mais Gordon puait moins de la gueule, quand même.

« Celui-ci est arrivé à son terminus. Donc ce n'est pas le train que vous cherchez.

« D'accord, merci jeune homme. Au revoir. »


Bill me tire soudain par la manche.

« Dis, c'est pas le mec de la famille, là-bas ? »

Mes yeux virevoltent entre chaque passants, analysent chacun des visages, et tombe soudain sur celui qui m'est un peu plus familier que les autres.

« Bill, Tom ! »

Alors, c'est lui, Monsieur Granger ? Heu... Apparemment oui.

«  Attendez-moi ! »

Il court en notre direction. C'est bon, on va pas s'enfuir non plus, il a pas besoin de faire une course à pied jusqu'à nous. Sa cravate à motifs s'envole un peu sur le côté droit, ses mocassins en cuir noirs se plient sous l'effet de la vitesse,ses grosses joues sont rouges boursouflées à force d'avoir couru. Un vrai banquier pété de thunes qui n'a pas l'habitude du sport.

Je hais tout simplement ce genre de personnage. Je le détestait rien qu'en regardant sa photo. Et puis il me fait penser à ces foutus poulets, qui couraient dans la gare pour nous traquer, moi et ma moitié.
J'efface rapidement cette pensée de ma tête pour de nouveau le fixer.

Son regard s'attarde sur Bill, alors qu'il me tend la main. Son souffle est encore très court, sa poitrine se tend et se détend très rapidement.

«  Heu... Moi c'est Tom » dis-je en lui serrant très fort la main, pour faire plus viril.
L'homme ne me regarde pas dans les yeux, il est trop occupé à dévisager mon frère.

« Ca ne va pas, Bill ? »Il se penche un peu pour le regarder dans les yeux. « Toi, tu as pleuré. »

Ah ben oui, hein, ça il a pleuré, connard ! Et puis qu'est-ce que ça peut te faire ? C'est pas tes oignons. C'est pas parce qu'il a 15 ans et demi qu'il a plus le droit d'avoir peur, enflure. Et puis tu pourrais au moins me regarder quand je te dis bonjour, c'est bon, je vais pas te bouffer non plus.

Je m'interpose entre Bill et « Le Banquier ».

«  Laissez-le tranquille. Il a eu une journée difficile. »
Bill me regarde avec une certaine dose de compassion, puis fixe l'homme qui soulève sa valise. Je prends la mienne à deux mains.

«  Venez, les garçons, je vous emmène jusqu'à la voiture. »

Il essaie de prendre ma valise mais je la pousse derrière moi, en le fixant d'un regard insolent et narquois. Nan, touches pas, c'est la mienne. Propriété privée de Monsieur Tom Kaulitz. J'suis pas une mauviette, je peux la porter tout seul, MOI. Donc, vires tes mains, quand j'aurais besoin de ton aide, j'te ferais signe, okay le vieux ?

«  Comme tu voudras. »

Il soupire puis commence à marcher lentement vers l'endroit d'où il est venu. Mon regard essaie de s'imprégner de la vue sur la gare, pour que cette image reste gravée en moi. Le premier jour où je suis arrivé à Stuttgart, tâches de t'en rappeller, fichue mémoire...

# Posté le mardi 02 septembre 2008 13:06

Modifié le mardi 02 septembre 2008 14:41